lundi, 08 octobre 2012

RIEN DE NOUVEAU À BERNE

 

Alex lobby berneAlors que quatre fermes disparaissent par jour, que l'on tue l'agriculture paysanne tous les jours un peu plus, les discussions autour d'une nouvelle mouture d'une politique agricole sont sidérantes. Rien ne change dans le fond, les querelles politiques continuent, chaque camp se retranche dans ses certitudes idéologiques, bichonnant ses idées reçues.

 

Dans cette guerre des tranchées d’un autre âge on invoque pêle-mêle un régime alimentaire basé sur l’ingestion de fleurs sauvages, des paysans- jardiniers d’une nature immaculée plus naturelle et les promesses d’un productivisme débridé Ce débat oppose une extensification écologique à une intensification productiviste.

Et pourtant:

Il faut plus de paysans et de paysannes dans le pays pour qu’il vive aujourd’hui et surtout demain.

Il faut des règles économiques qui ne coûtent que le prix du courage politique à l’Etat pour permettre aux producteurs de réaliser une valeur équitable et rémunératrice pour leur travail nourricier.

Il faut une intensification écologique, produire plus d’aliments, dans des structures plus diversifiées, employant plus de personnes, créant plus de valeur économique.

Il faut cultiver la biodiversité économique pour faire vivre un patrimoine végétal et animal.

Enfin il faut la souveraineté alimentaire pour que la population puisse faire ses choix en matière de politique alimentaire et pour garantir l’accès à la terre, à l’eau, aux semences, à la connaissance et au crédit.

 

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