lundi, 08 octobre 2012

LaitEnsemble, nous avons donné un signal fort pour une gestion des quantités de lait

Au cours des semaines passées, Uniterre et d'autres organisations paysanne se sont rencontrées à Schönbühl pour débattre différents modèles de gestion des quantités de lait. Les organisations participantes : Uniterre, Bäuerliches Zentrum Schweiz (BZS), Neue Bauernkoordination Schweiz (NBKS), Bernisch Bäuerliches Komitee (BBK) et Big-M. 

 

Ces rencontres étaient d’une importance capitale et elles nous ont confortés dans notre démarche. Les organisations ont élaboré 4 modèles possibles (nous les avons présentés dans le journal). Les points suivants font l’unanimité :

×        Une quantité de référence sera arrêtée pour chaque exploitation sur la base d’une année laitière antérieure.

×        Sur la base de cette quantité de référence, il s’agira de prendre des mesures concernant les volumes de lait pour gérer et soulager le marché.

×        Ainsi, on pourra équilibrer les quantités et les prix.

×        L’objectif : des prix couvrant les frais.

Conclusions transmises à la FPSL 

×        La Fédération des Producteurs Suisses de Lait (FPSL) assure la transparence nécessaire des quantités et des autres données pertinentes.

×        Par la suite, il faudra élucider certaines questions juridiques.

×        Ensuite, la FPLS déterminera, par une consultation de la base, le modèle qui obtient la majorité des voix.

×        Les 4 modèles et la situation actuelle seront présentés à la base. Avec une consultation de la base, c’est-à-dire de toutes les productrices et tous les producteurs, on déterminera le modèle qui bénéficie du plus grand soutien.

×        La FPLS demandera la force obligatoire pour le modèle en question.

Le 23 août, nous avons pu présenter nos propositions au comité de la FPLS. De toute évidence, les membres du comité avaient décidé d’une ligne de conduite au préalable, car personne ne s’est prononcé sur les propositions. Ainsi, notre présentation prenait la forme d’une audition. Mais, au moins, notre démarche a permis au comité de la FPLS de prendre connaissance de la nécessité d’agir.

À la suite de cette audition, nous avons reçu un courrier avec une « note jointe au dossier » nous informant de la création de deux groupes de travail. Le premier groupe s’occupe du soi-disant sondage (qui ne correspond pas tout à fait à la consultation de la base que nous avions demandée) et le deuxième groupe doit faire une évaluation des modèles pour une stabilisation du marché laitier. Uniterre et les autres organisations n’ont été invitées que pour le deuxième groupe.

À l’évidence, cette façon de faire n’est pas acceptable. Nous ne sommes pas d’accord avec des décisions prises dans notre dos. Le 15 septembre, lors d’une nouvelle séance, les organisations de la base ont donc décidé ce qui suit : Nous insistons à ce qu’il y ait (1) une consultation de la base des productrices et producteurs concernant nos propositions et (2) au moins trois de nos représentant-e-s dans les deux groupes de travail. Nous avons envoyé une lettre avec ces demandes à la FPLS.

Pourquoi l’USP et pas Uniterre?
Les organisations ne comprennent pas cette position de la FPSL qui refuse l’accès à des groupes de travail qui se sont mis en place suite à nos propositions. Ce d’autant plus qu’un représentant de l’Union Suiss des paysans s’y trouve. Staturairement, il a, selon nous, pas plus de légitimité à y être que nous. Nous avons bien entendu contacté la Direction de l’USP à ce sujet. Pour eux, ils n’ont à priori, aucun problème à ce nous y participions. Quelles sont donc les motivations de la FPSL ? Le 4 octobre dernier, la FPSL a decidé que sa direction rencontra à nouveau les organisations de base dans les prochains jours.